Comme je l’ai expliqué dans mon premier article de débriefing. Je me suis donné une contrainte assez trop forte pour réaliser les épisodes du Mégaphone. Après une première semaine d’essais, la formule s’est avérée décevante. L’épisode 2 Et puis Charlotte a été réalisé selon ce principe. Monter uniquement avec les sons tournés le jour même est un peu limitant. Mais, tout n’est pas négatif. Faire avec ce que j’avais m’a amené à me poser la question du sens dans cette réalisation une fois devant Reaper.

Détaillons un peu

  • D’abord, je ne m’attendais pas à ce que mon interlocutrice ne comprenne pas les paroles de la chanson. Dommage, j’avais prévu de faire tourner mes questions autour de ça. J’ai dû m’adapter sur l’instant et notre conversation s’est orientée sur des généralités sur la musique. Il me fallait dans le montage faire comprendre à l’auditeur que, de par son jeune âge (j’imagine), Charlotte est passée à côté du sens vaguement érotique du titre de Poom.
  • J’ai tenté de rattraper le coup en mettant la réplique ou elle dit qu’elle ne comprend pas les mots justes avant un passage explicite pour créer un parallèle amusant.
  • J’ai été surpris voir que la tonalité dansante du morceau a orienté son propos sur les émotions, ce qui est un peu le crédo de La parenthèse.

Ce que j’en conclus

  • Le choix du titre est absolument déterminant. Il me sert d’intention. J’aime vraiment cette forme, car elle me permet d’interroger mon rapport à l’écriture sonore. Le sens se construit sur la base de la matière son. Si cette dernière ne convient pas ou est insuffisante, la réalisation est plus difficile.

Et la suite

J’ai profité de cette semaine pour lancer deux chantiers pour les épisodes 4 et 6. À l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai aucune idée de qui sortira le premier. En effet, je dérushes et/ou écrits au fur et à mesure, en espérant que les idées viennent à partir de la matière sonore et pas seulement celle du jour même. Cela élargit le spectre des possibilités. Comme à mon habitude, je ne m’interdis rien. J’essaye.

Une des conditions essentielles est de traiter rapidement les sons dans les 48H après leur récolte pour ne pas perdre les idées qui pourraient advenir durant l’enregistrement. Cela va m’imposer une organisation drastique entre tournage derush, écriture et réalisation. Les marché/parlé episodes 3 et 5 me serviront de respirations.


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Je suis Dimitri Régnier, producteur d’émotions. Je fais des podcasts, une newsletter et un blog. Si vous appréciez ce travail, merci de me soutenir. Les contributions, même modestes, sont une réelle motivation.

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Couverture : Dimitri Régnier • 2022