Ce que j'attends du Pass-Culture

Mes ateliers scolaires 2023/2024

Publié le 21 août 2023

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Connaissez-vous le Pass-Culture ? Une plateforme qui permet aux 18-25 ans de se procurer des produits culturels avec une aide financière. Sur le papier, je n’étais pas vraiment convaincu. 1 Une fois de plus, l’État organise la concurrence entre grosses structures et petits commerces.

Sur ce point je n’ai pas changé d’avis. Le Pass-Culture reste d’inspiration néolibérale, tout le monde contre tout le monde et que le meilleur gagne. Mais comment faire jeu égal contre la FNAC quand on est une librairie ou un disquaire de quartier ?

Mais, le Pass-Culture présente un deuxième volet qui s’étend aux pratiques culturelles, appelées “Offres collectives”. Elles concernent les établissements scolaires.

J’ai donc décidé en mon nom de tenter le coups avec mes activités et de fournir des ateliers :

À la faveur d’une demande d’une amie professeure de français, j’ai suivi la procédure pour inclure ces propositions sur la plateforme. Si vous avez un numéro de SIRET ça devrait marcher. Comptez trois semaines, un mois pour l’ensemble des validations.

Chez moi ça ressemble à ça :

Pass-Culture

Malheureusement, ces “Offres collectives” ne sont visibles que sur la plateforme ADAGE (Application dédiée à la généralisation de l’éducation artistique et culturelle). Vous ne connaissez pas ? C’est normal vous n’êtes sûrement pas prof.

Première impression : bah en fait, ça marche. Les enseignants qui souhaitent organiser des pratiques culturelles font une demande auprès de l’opérateur via ADAGE. La validation est rapide. Le budget alloué aux établissements est précalculé au prorata du nombre d’élèves. Le prestataire n’a plus qu’à formuler sa proposition et le coût envisagé et Pass-Culture s’occupe du reste. Simple. Le règlement arrive entre quinze et vingt jours après l’intervention.

Pourquoi j’ai choisi d’apparaître sur des offres collectives limités au cadre scolaire et pas sur les offres individuelles grand public ? Comme je l’ai dit en introduction, Pass-Culture est d’inspiration néolibérale (une sorte de supermarché quoi). De fait, je me serai retrouvé en compétition frontale avec les grands opérateurs (musées, théâtres, cinémas), etc. qui ont des moyens de communiquer que je n’aurai jamais. Difficile de se démarquer dans ces conditions. Par contre, être sollicité par un établissement scolaire à deux pas de chez moi, permet d’envisager une collaboration sur le long terme. Ça n’exclue pas la concurrence, mais si ça plait, il y a fort à parier que le bouche-à-oreille fera le reste.

Conclusion : parmi toutes les horreurs que nous auront pondues les gouvernements Macron, celle-ci n’est pas si bête. Elle permet à de petites structures (associations, artistes, groupes de musique, troupes de théâtres) de se positionner géographiquement. Côté scolaire l’organisation d’interventions est grandement simplifiée avec un budget garanti par l’État. Enfin, Pass-Culture légitime au regard des ministères de tutelle (Éducation nationale et Culture) que je suis un opérateur culturel à part entière, ce qui n’est pas pour me déplaire.

Après une série d’ateliers en mai dernier, puis quelques contacts avec des collèges et lycées autour de chez moi, j’envisage cette partie de mes activités avec une certaine tranquillité. Je n’exclus pas de faire un peu de prospection en amont, mais la tâche est surmontable car la demande est bien réelle. Quelques coups de fil auprès d’amis devraient largement suffire pour bien démarrer.

  1. Et je ne suis pas le seul, voir Le pass (contre) culture de Geoffrey Dorne. ^^ 


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Je m'apelle Dimitri Régnier. J'écris, j'enseigne, je fais du podcast et de la radio.
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