Cela fait un moment que j’ai envie d’écrire une série d’articles à propos de ma manière de réaliser mes audio. Cela sera peut-être utile pour celles et ceux qui, comme moi, travaillent sur différents formats de podcasts en même temps. Cet article est en 3 parties.

  1. Préproduction
  2. Production
  3. Postproduction

Pour cette série, je vais me concentrer sur les parenthèses. Ce sont des capsules sonores ou je fais écouter de la musique à des inconnus.

Pour 3 raisons :

  1. Elles semblent avoir leur petit succès.
  2. Elles me demandent plus de travail. (En dehors des formats longs, comme les documentaires ou les reportages.)
  3. Les parenthèses constitueront le gros des épisodes de cette 3e saison.

Depuis le début l’année, je prépare l’ensemble de mes tournages avec Notion. Un formidable outil dont j’ai du mal à donner une définition. (Une sorte de couteau suisse pour qui veut arranger sa vie productive). Désolé, je n’ai pas mieux. Mais, entrons dans le détail.

La semaine commence. Je place (par drag and drop) mes tâches récurrentes dans un semainier. Nous sommes lundi au moment où je démarre la rédaction de cet article. Voyez ou j’en suis : 🤤

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Mercredi, j’ai prévu le montage et la distribution sur Ausha de l’épisode 4 que j’ai tourné il y a dix jours. Le lien (Le Mégaphone) correspond à sa page Notion (chaque projet à la sienne). Ici, c’est celle-là :

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La 1re colonne à gauche, c’est l’ordre de diffusion. Les lignes qui n’ont pas de numéros correspondent à ce qui est en cours d’élaboration. Ensuite vient le titre (ou nom de code), puis l’enregistrement avec la nomenclature AN_MOIS_JOUR-et-TITRE-ou-NOM_DE_CODE. Le reste est assez logique.

Exemple, pour l’épisode 6 : Erell. Il s’agit d’une parenthèse tournée le vendredi 29 janvier. La colonne Fichier son est vide, car je ne l’ai pas encore importé sur mon disque dur. (Ce n’est d’ailleurs pas conseillé, mais nous y reviendrons).

Avantages

Ce système en offre plusieurs :

  1. D’un coup d’oeil, je vois ce que je dois faire en priorité.
  2. Une fois l’ordre établi, pour les épisodes 4, 5 et 6, je vais remplir la colonne Diffusé le associé à une alerte. Cela me servira de deadline.
  3. Tout cela est très reposant pour l’esprit. Je peux continuer à inventer d’autres formes tout en gardant un rythme de travail.
  4. J’ai en permanence une vision d’ensemble de mes tâches, avec la souplesse de les modifier au gré de mes envies et de mes obligations.

Ce n’est pas parfait

C’est en évolution constante. Je ne me suis servi d’aucun template proposé par Notion. J’ai préféré partir d’un page vide. Si vous êtes intéressé par cet outil, je vous conseille de procéder comme moi. Ce dernier s’adapte à la structure de votre organisation. C’est sa grande force et c’est très gratifiant.

Pour vous donner un ordre d’idée, j’ai commencé par une simple to-do-list début janvier. Un mois plus tard, j’en suis à plus d’une trentaine de pages reliées entre elles. J’ai même dû créer un sommaire pour les regrouper toutes !

La parenthèse

Parlons du format. C’est un copié/collé du baladeur classique créé par Julien Cernobori. Je n’ai pas son expérience, mais j’ai envie de m’approprier ce format. Pour m’améliorer, je n’ai pas d’autres choix que de continuer à en produire afin de mieux comprendre ce que je fais. Alors avant de partir en tournage, je raisonne selon 3 critères.

  1. La météo (vais-je pouvoir sortir dans la rue avec mon matériel d’enregistrement ?)
  2. Le choix de la musique. Un critère important pour moi. (Là aussi on y reviendra).
  3. Un Plan B : prévoir un rendez-vous avec une personne que je connais, si je ne peux pas tourner dans la rue.

Le but est simple : progresser et ne pas perdre de vue qu’il faut inscrire ce type d’épisode dans le calendrier de publication du Mégaphone. Car, je veux éviter à tout prix de piocher dans de vieux rushs tout en maintenant un rythme hebdomadaire.

Voilà, c’est tout pour cette 1re partie. Si vous avez des suggestions concernant cette organisation ou que vous êtes déjà un•e utilisateur•ice de Notion. N’hésitez pas à m’écrire pour me partager vos remarques.

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Je suis Dimitri Régnier, producteur d’émotions. Je fais des podcasts, une newsletter et un blog. Si vous appréciez ce travail, merci de me soutenir. Les contributions, même modestes, sont une réelle motivation.

Couverture : D. Régnier