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Article du 18 juil. 2024, mise à jour.

Habitant une grande une ville, les propositions culturelles ne manquent pas. Difficile d’être surpris. J’ai tendance à me tourner vers ce que je connais (je sais c’est mal). Alors laissez-moi évoquer un événement qui m’enthousiasme
- Il s’adresse aux curieu·ses amateur·ices de cinéma.
- Il met en avant un principe fondamental d’un diffuseur : son métier. J’y reviendrais.
Je peux d’autant mieux en parler que j’ai travaillé pour l’un d’entre-eux (un théâtre). Je me souviens de ma frustration lorsque je suggérais une production originale pour constater que le public n’était pas au rendez-vous.
Comme je l’ai dit plus haut, le réflexe premier est d’aller vers ce que l’on connaît (ou croit reconnaître). Pour un opérateur, c’est faire œuvre d’éducation populaire que d’inciter les spectateur·ices à assister à quelque chose de nouveau.
Des années d’exploitations commerciales formatées sont en partie la cause d’un léger désamour, difficile d’inventer des dispositifs pour attirer une nouvelle audience.
Pourtant, j’en suis convaincu que le public est avide d’autres sensations. Le COVID et les plateformes internet ont certes fait beaucoup de mal. Mais, elles ne sont pas les seules à l’origines de la baisse tendancielle de fréquentations des lieux de culture.1
Comme je l’ai dit plus haut, être diffuseur c’est un métier de confiance, c’est même une passion qui pousse les programmateurs les plus zélés à renoncer à des dizaines soirées en famille (je sais de quoi je parle) pour dénicher une pépite dans un lieu de répétition improbable. J’imagine qu’un exploitant de cinéma sérieux fait de même en écumant les festivals de films.
Le cinéma Katorza de Nantes a décidé d’illustrer cette idée en proposant “What the film ?” selon un principe tout simple : une soirée unique, six séances et le hasard détermine ce que vous allez voir. Pas d’affiche, pas de résumé, seule certitude : ce sera inédit. C’est tout.
J’ai le plaisir d’y assister depuis trois ans et cela m’a toujours enthousiasmé pour toutes les raisons que de viens je d’évoquer. Un moyen amusant de titiller la curiosité des spectateur·ices que le Kartorza renouvelle le :
Dimanche 20 septembre 2026 à 18:00 au Katorza
Si vous êtes du côté de Nantes, vous m’y croiserez sûrement.
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Ce qui n’est plus tout à fait vrai en 2025 et 2026, j’en reparlearai sûrement : la fréquentation du spectacle vivant continue sa progression Le Monde, 29 juillet 2025. ↩
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Blogueur & comédien, passionné par le web et le son. Dimitri Régnier écrit et enseigne à Nantes. Si ça vous a plu, recevez ses articles une fois par mois.
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