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Loin d’avoir exploré toutes les possibilités de mon PO-33 KO!, j’avance à mon rythme. À force d’essais/erreurs, j’ai fini par comprendre quel type de son j’ai envie de produire.
J’ai appris comment optimiser un flux de travail sur cette petite machine et j’ai mieux saisis l’enthousiasme des musiciens. Il n’y a qu’à voir le succès du subreddit qui lui est consacré, alors que ce type d’appareil a plus de dix ans.
Lorsqu’on est beatmaker novice, c’est une vraie opportunité de progresser, mais surtout de prendre du plaisir sans dépenser des fortunes, alors qu’on ne sait pas si cela va nous plaire.
C’est ce qui m’est arrivé avec le PO-33. L’investissement était suffisamment modeste (99 €) pour que je me lance sans me poser de question.
Comme pour le podcast, je n’ai pas d’autre ambition que de produire du son à mon échelle. Ma récente visite du SynFest de Nantes a achevé de me convaincre. J’y ai croisé des amoureux, bricolos et autres musiciens du dimanche qui tentaient de transmettre leur passion pour des appareils qu’ils avaient parfois eux-mêmes conçus. Une communauté très geek et incroyablement généreuse, à côté hélas, de stands d’industriels tâchant de vendre des machines hors de prix.
Et oui, même une niche comme les synthétiseurs et autres appareils musicaux n’échappent pas au capitalisme tardif.
Et pourtant, j’ai pu assister à la démonstration d’un prototype de groovebox nommé Laguna Berlin et j’ai été ému par l’histoire de son créateur qui m’a expliqué comment un engin du même genre lui avait apporté la sensation quasi enfantine de pouvoir soudain “tout faire simplement”, m’a-t-il affirmé. Il s’est alors lancé dans la conception d’un appareil du même genre afin d’offrir au plus grand nombre la joie qu’il avait lui-même ressentie.
Tout cela n’est pas si éloigné d’un autre instrument dont je suis le développement depuis bientôt deux ans et qui ambitionne de rendre la composition musicale simple et accessible : nopia.io
Bref, un univers bouillonnant dont je n’ai pas fini de parler.
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Blogueur & comédien, passionné par le web et le son. Dimitri Régnier écrit et enseigne à Nantes. Si ça vous a plu, recevez ses articles une fois par mois.
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