Paradoxe de ma déconnexion des réseaux sociaux : derrière mon envie de partage, se cache un biais que les plateformes connaissent bien : notre besoin d’appartenance sociale, un besoin fondamental humain. Les outils que j’ai mis en place pour ne plus avoir à vérifier la validation de mes pairs révèlent mon addiction. Le sentiment d’être seul.

Je vous conseille la série documentaire d’Arte : Dopamine qui explique très bien ce que nous faisons subir à nos cerveaux.

Il faut donc lutter contre le FOMO (Fear Of Missing Out). Être patient. Prendre à nouveau le temps long à bras le corps. Ce n’est pas une souffrance, mais un bienfait.

Le web est un formidable creuset d’expériences variées qu’il faut apprendre à apprivoiser et à décortiquer.

C’est que je suis en train de constater ; l’information finit toujours par trouver son chemin.

Il faut comprendre que produire du savoir et de la culture sur le web c’est d’abord et avant tout une démarche personnelle. Une envie de partager son expérience, d’enrichir le collectif, sans rien en attendre.

À première vue, cela peut paraître contre-productif, mais il n’en est rien. À cela, je vois 2 raisons :

  1. Cela clarifie ses propres idées en les posant à l’écrit.
  2. Cela permet aux autres de profiter de nos réflexions.

Bref, il s’agit d’avoir une attitude qui consiste à se dire : en quoi puis-je aider les autres dans leur cheminement tout en progressant dans le mien ?

Bien entendu avec cette attitude, vous faites la promotion de vous-même et de votre activité. On ne va pas se mentir. Mais également, vous suscitez l’intérêt de celles et ceux qui ont des préoccupations identiques aux vôtres.

Exemple : dans le cas d’une activité professionnelle ou commerciale, il ne faut pas se dire que votre potentielle audience représente vos futurs clients. Non. Ce sont des ambassadeurs. Dans le meilleur des cas, s’ils interagissent avec vous, ils pourront parler de vous à d’autres qui pourront être des clients potentiels.

Ce travail est long. Il ne rapporte rien à court terme. L’enjeu pour celui ou celle qui se lance dans cette démarche est crucial. Comme je l’ai déjà dit. Je le redit ici :

Maîtrisez votre production en ligne, et arrêtez de nourrir des réseaux sociaux !

Votre audience doit impérativement trouver votre production dans votre espace en ligne et non sur des plateformes qui ne vous rapportent rien. Ce ne sont que des outils de promotion. Utilisez-les comme tels et automatisez pour ne pas être tenté d’y aller.

Dit comme ça, on pourrait croire que j’en veux aux plateformes de ne pas avoir la même logique que moi. Pas du tout. J’ai juste pris conscience que ce qui comptait avant tout, c’est de retrouver le plaisir de produire pour moi seul et d’en éprouver de la satisfaction comme un vrai travail.

Et tant mieux si cela peut être utile, plaisant, agréable, distrayant - rayez les mentions inutiles - pour d’autres.


Je suis @dimregnier, producteur d’émotions. Je fais des podcasts, une newsletter et un blog. Si tu apprécies ce travail, merci de faire un don. Les contributions, même modestes, sont une réelle motivation.

Photo : Kim Ellis