Malgré l’aspect un brin provocateur de ce titre, j’aimerais faire une petite mise au point.

C’est un fait, le podcast en tant que mode de diffusion est en train d’exploser. Il a démocratisé la pratique du son. Je me réjouis tous les jours de découvrir de nouveaux objets audio sur le web.

En tant que phénomène, il a libéré certaines paroles, voire en a permis l’émergence. Dans Les Voix du Web, j’interroge celles et ceux qui utilisent le média podcast pour se raconter autrement.

Ce qui était jusqu’ici l’apanage de la vidéo grâce à Youtube est en train de se diversifier grâce au podcast. C’est assez comparable à l’explosion des blogs dans les années 2000.

Comme tout ce qui vient du web, le podcast est arrivé avec son lot de règles implicites. Je les redonne ici.

  1. La récurrence : Si l’on veut entrer dans une logique d’engagement, la récurrence est incontournable. Cette “règle” ne m’intéresse pas. Elle crée un sentiment d’obligation qui ne convient pas à mon envie d’invention et de renouvellement.

  2. Le sujet : Une fois le format établi, il faut trouver un sujet. Comme je me lasse assez vite, je n’ai jamais réussi à trouver un sujet dont j’aurais envie de parler des mois durant.

  3. La course à l’audience : Comme auditeur, mes flux de podcasts sont régulièrement nettoyés. La lassitude, la pub, la curiosité et le temps à y consacrer en sont la cause.

Conclusion : Le besoin de reconnaissance dicté par un potentiel marché, force certain•es productions à devenir des produits “gratuits”.

Bref, le podcast en tant que média ne m’intéresse pas plus que ça. Par contre, le partage et surtout ce que les créateur•ices font avec ne cessent de me surprendre.

Pourvu que cela continue…


Je suis Dimitri Régnier, producteur d’émotions. Je fais des podcasts, une newsletter et un blog. Si vous appréciez ce travail, merci de me soutenir. Les contributions, même modestes, sont une réelle motivation.

Couverture : Generative Placeholders