Le confinement m’a fait négliger ce blog. Ça peut paraître paradoxal, mais c’est ainsi. Je reprends donc la plume le clavier pour poursuivre ce journal de création.

Pour mon projet de fiction sonore (qui n’a pas encore de nom). J’avais très envie de tout faire, captation, interprétation, composition musicale, habillage et réalisation. Tout sauf l’écriture. Je rêvais d’un style très marqué. De recouvrer un peu de mon ancienne vie de comédien.

Comme je l’ai déjà dit dans mon précédent article, ma première idée fut de collaborer avec un ami. Je lui ai alors donné rendez-vous. Tout ce que j’avais en arrivant à cette rencontre, c’était un principe de mise en scène. Pas même le début d’une histoire. C’était maigre. Surtout pour une fiction. J’étais donc très demandeur. J’ai cité quelques réalisations récentes qui avaient suscité mon intérêt. Nous avons réfléchi à un récit.

Mais, il manquait une étincelle, un grain de folie suffisant pour me donner envie de me plonger dans plusieurs mois de travail. Cette petite flamme m’a été apportée dans ce seul rendez-vous avec l’écrivain, journaliste, scénariste Francis Mizio.

Ensemble, nous avons décidé qu’il sera mon script doctor, mon mentor en écriture. Je lui transmettrai de temps en temps un mail contenant la structure du récit. L’avantage de ce type de relation épistolaire, c’est qu’elle nous convient parfaitement à tous les deux.

Aujourd’hui, j’ai un synopsis. J’en suis encore au début. Tout ce que je peux vous dire, à ce stade, c’est que l’histoire sera intégrée à toutes mes productions de podcasts.

Voilà la petite folie qui a tout déclenché. Adapter l’ensemble de ma pratique du son à une fiction. En d’autres termes, certaines tournures du scénario feront directement référence à des réalisations passées ou en cours, mais ce n’est pas tout…

La simple évocation de cette idée provoque chez moi un frisson (et un sourire intérieur). Vous n’en saurez pas plus pour le moment.

En attendant que cette histoire mûrisse, je la nourris de mon expérience en developpant 3 aspects que les conditions du confinement me permettent de mener de front sans trop de difficultés.

  1. La technique : je mange du tuto Reaper par paquet. À la différence de ma pratique courante podcast, je sais ce que je cherche très précisément et ce travail est pas-sion-nant.
  2. La musique : comme j’ai décidé de tout faire tout seul, je me suis mis à la composition musicale assistée par ordinateur. J’ai investi dans un petit clavier maître qui est devenu mon nouveau camarade de jeu. Je remercie d’ailleurs l’ami Knarf (des sondiers) pour ces précieux conseils.
  3. L’interprétation : Mon passif d’acteur est sollicité par plusieurs projets. La saison 3 des Archives de l’insondable, que nous produisons en ce moment, ainsi d’autres caméos. J’ai même craqué pour un joli joujou qui permet de travailler très précisément la pose de ma voix.

Comme vous le voyez les choses vont bons trains. Je sais déjà que ce sera très long. Mais je compte aussi sur vous pour contribuer à ma motivation en allant faire un tour sur ma page LiberaPay.


Je suis Dimitri Régnier, producteur d’émotions. Je fais des podcasts, une newsletter et un blog. Si vous appréciez ce travail, merci de me soutenir. Les contributions, même modestes, sont une réelle motivation.

Couverture : Generative Placeholders