C’est simple. On a beau vouloir rester humble face à son travail. On a toujours derrière la tête ce besoin de reconnaissance qui vient nous chatouiller lorsqu’on clique sur “publier”. C’est normal. C’est humain.

Je ne suis pas fait de bois, et dès que j’envoie un son, un billet de blog, une newsletter. Je suis soulagé et dans l’attente.

Ce phénomène est d’autant plus présent depuis que j’ai quitté une bonne partie des réseaux sociaux. Outre le temps récupéré ; la sensation d’isolement s’est faite plus présente.

Les producteur•ices de contenus ont tous•tes pour habitude de terminer par une demande de partage de leurs créations ou une petite récompense un peu grotesque (étoiles, cœurs et autres clochettes).

Une espèce de gimmick qui n’a aucun sens, qui participe d’un phénomène global et qui répond (la plupart du temps) au diktat des plateformes de diffusions.

Problème, ces appels directs sont des “tue l’amour” qui entretiennent un semblant d’interaction. Raison pour laquelle je ne les utilise pas. Seulement voilà, pour celles et ceux qui me découvrent au hasard, une fois vu, lu ou écouté mon contenu, ils passent à autre chose. Normal. On fait tous comme ça. Moi y compris.

Chez moi, cela génère de la frustration. Une demande d’attention est toujours suivie d’une réponse. C’est une conversation.

Alors s’il vous plaît. La prochaine fois que vous lisez ou écoutez ce que je produis, prenez le temps de me faire parvenir une petite réponse. Même s’il s’agit d’un mot. Vous n’imaginez pas à quel point c’est encourageant de savoir qu’il y a quelqu’un qui est de l’autre côté.

J’ai décidé de ne plus nourrir les plateformes, c’est un choix difficile. Je veux vous parler au travers de mon propre espace, ce blog entre autres. D’autres propositions viendront. Je ne compte pas m’arrêter là.

Pour conclure ce billet, je vais céder à ces petits appels que je viens d’énoncer. Après tout, je suis ici chez moi, je fais ce que je veux.

Par ces mots, j’aimerais vous faire prendre conscience que derrière chaque proposition sur internet, il y a un humain.

Que créer est un vrai métier, qu’il demande a être reconnu, comme tout activité. Même de manière symbolique.

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Je suis Dimitri Régnier, producteur d’émotions. Je fais des podcasts, une newsletter et un blog. Si vous appréciez ce travail, merci de me soutenir. Les contributions, même modestes, sont une réelle motivation.

Couverture : Generative Placeholders