Ce petit billet pour répondre et abonder dans le sens de l’ami François TJP dans son article. Vous avez choisi de produire de la création sur le web en toute liberté. Je vous en félicite.

Souvenez-vous

Lorsque vous vous êtes assis pour la première fois devant votre ordinateur. Deux solutions s’offraient à vous :

  1. Continuer à être un•e spectateur•rice passif•ve.
  2. Contribuer à faire vivre la culture et/ou la connaissance sur le web. Produire ce vous aviez envie de lire, voir, écouter (rayez les mentions inutiles) et que vous ne trouviez nulle part.

Timidement, vous vous êtes lancé. Au début, c’était moche, balbutiant. Pas terrible. Pas grave, vous vous êtes accroché. Vous avez acquis de nouvelles compétences, appris à résoudre des problèmes. Cherchant, regardant des tutos. Tout•e seul•e vous avez progressé. C’était mieux.

Les ambassadeurs

Quelques semaines/mois plus tard. Les premières réactions sont arrivées. Un mail par ci, un tweet par là. Des encouragements, des remarques, voire des remerciements.

Les possibilités techniques aidant, vous avez voulu savoir qui vous suivait, regardait, aimait, repostaient vos créations.

Certain•es sont devenus vos fans, vos ambassadeur•rices, voire vos ami•es.

La communauté

Dans votre quête pour progresser, vous vous êtes inspiré de celles et ceux qui vous avaient donné envie de vous lancer.

Vous avez osé les solliciter. Parfois, ça marchait. Parfois non. Mais vous vous disiez toujours la même chose : ça valait le coup.

Les petits succès et la motivation aidant ; vous avez rejoint une communauté (voire plusieurs). Vous avez échangé, partagé, dialogué. Vous n’étiez plus seul.

Le reste du monde

Vous avez alors investi plus de temps, peut-être de l’argent pour progresser encore. Vous avez amélioré la qualité de vos outils, de vos créations.

Et puis l’idée a germé que tout ça, au fond, c’était du boulot. Choisi, libre certes, mais du boulot tout de même.

Vous avez alors élargi votre vision. Vous avez constaté que le web comme n’importe quel espace social, même bouillonnant, braillard et désordonné comportait des inégalités. Certain•es avait des moyens énormes et des capacités de productions inatteignables. Vous vous êtes senti tout petit.

L’erreur

Au lieu de continuer votre bonhomme de chemin dans votre coin ; un vieux démon est venu vous murmurer à l’oreille une rengaine que vous n’aviez pas entendu depuis l’école : la comparaison. L’inévitable sentiment de compétition qui en découle.

Il fallait alors mesurer vos performances. Les plateformes et leur marketing sournois vous “offraient” des outils pour le faire. Alors, vous avez regardé… Bien sûr, vous avez été déçu.

Déçu, car vous avez voulu mettre de la valeur (voire de l’argent) là ou avant, nul besoin. Déçu, parce-que vous rêviez de gloire et de reconnaissance. (si si un peu, avouez.)

Une seule solution

Cessez immédiatement de vous comparer, faites les choses que vous aimez à votre mesure. Si cela fait écho modestement autour de vous, tant mieux. Ayez de la gratitude pour ceux-là, ni plus ni moins. N’attendez rien d’autre. C’est la meilleure façon de rester heureux, dans sa création.

Ne commettez pas l’erreur de croire ce que les plateformes et les réseaux sociaux vous poussent à faire : comparez votre intérieur avec l’extérieur des autres. (C’est criant sur Instagram)

Et si vous suivez mon conseil, qui sait, un jour… personne n’est à l’abri d’un succès ! En tout cas, je vous le souhaite.


Je suis @dimregnier, producteur d’émotions. Je fais des podcasts, une newsletter et un blog. Si tu apprécies ce travail, merci de faire un don. Les contributions, même modestes, sont une réelle motivation.

Photo : Ian Schneider