Je profite de l’été pour mettre à plat tout un tas de trucs qui m’embêtent. Vous savez, ces bidules qui, lorsqu’on en prend conscience, nous font dire : “Y aurait pas moyen d’améliorer ce truc là ? Ça m’enquiquine.” C’est rarement insurmontable, mais suffisamment pénible pour qu’on s’arrête dessus. Le machin en question c’est l’hubris de Twitter.

J’entends par hubris cette capacité qu’ont tous les réseaux sociaux à jouer sur l’un des points faibles de notre cerveau : notre besoin viscéral d’interaction avec les autres inspiré par notre orgueil. Vivant seul, j’y suis particulièrement sensible.

Quand je fais ma tournée matinale, je suis immanquablement attiré par une remarque d’amis ou une tendance, quelque chose qui détourne mon attention plus longtemps que je ne le voudrais. Ce phénomène l’ami Ploum l’a parfaitement illustré. Vous allez me dire bah c’est normal, c’est l’objectif commercial d’un réseau social : te faire rester. Twitter l’a bien compris, certes, mais ça m’ennuie.

Or, depuis que j’ai automatisé la publication de mes contenus, je considère Twitter comme une plateforme de communication descendante. Point barre. Mais, ce faisant, je suis tout de même obligé de vérifier si tout fonctionne. Et là, c’est le drame. Je scotche alors que je devrais considérer ce tour comme une tâche récurrente de quelques secondes. Il manque donc un outil qui permettrait de jeter un oeil sur mes publications sans pouvoir réagir.

L’objectif rester concentrer sur ce qui compte le plus : la création de contenus, podcasts, articles, newsletters. Si quelqu’un veut me m’informer de sa réaction, il trouvera bien le moyen de me le faire savoir.

Bref, il existe bel et bien un outil pour lutter contre l’hubris de Twitter. Comme d’habitude, il est issu de l’univers de Libre et il s’appelle Nitter. Chez moi ça ressemble à ça. Cerise sur le gâteau, il génère un flux RSS et me permet d’être informé en quasi temps réel.

Enfin, je peux suivre les comptes Twitter les plus pertinents, ceux de mes amis, et ainsi faire remonter ce qui m’intéresse sans intervention de ma part et surtout sans algorithme.

Je vais donc tester quelque temps. Je m’excuse par avance de la monotonie de mes tweets, mais bon au moins vous resterez informé de ce que je fais et après tout c’est aussi pour cela que vous me suivez.

Je suis Dimitri Régnier, producteur d’émotions. Je fais des podcasts, une newsletter et un blog. Si vous appréciez ce travail, merci de me soutenir. Les contributions, même modestes, sont une réelle motivation.

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