C’était donc ça. Il fallait juste être patient. Construire, réfléchir et donner du sens. Dégager du temps. Je l’ai déjà dit ici, je suis lent.. Je n’ai rien produit d’exceptionnel depuis 2018. J’en étais un peu frustré. À force de manipuler différents sujets pour des raisons économiques, rien ne semblait vouloir se détacher, aucune évidence. Comme nous tous, je suis pris dans le tourbillon du quotidien, de la survie.

Au début de l’année, j’ai décidé d’optimiser encore mes tâches les plus rébarbatives. En attendant mieux. Comme un peintre ou un sculpteur en mal d’inspiration qui déciderait de ranger son atelier. De nettoyer ou d’affuter ses outils. De faire le ménage. Depuis la fin de l’année 2021, chaque jour j’ordonne. Ce que je viens de découvrir à la faveur de cet article. C’est qu’en réalité le temps est mon allié. Rien de bon ou de grand ne peut advenir dans la précipitation.

Patience, écoute, lectures diverses. Ralentir encore et encore. Ne plus rien faire dans l’urgence. C’est grâce à cela qu’est né L’Audionaute. J’en suis assez fier. Je me suis concentré sur les sollicitations essentielles, celles qui me font du bien comme ma famille ou mes amis.

Il y a peu, les premières idées sont arrivées, sans crier gare. Au lieu de me précipiter dessus, je les ai gardées au chaud. Durant cette période, seul est resté le petit exercice amusant de l’animation du compte twitter @insondable_org.

Il y a quelques jours une envie irrépressible de son est venue toquer à ma porte. Il faisait beau. Je me suis muni de mon enregistreur et de ma volonté de revenir avec quelque chose. Et ce fut fait. J’ai ouvert mon outil de montage et j’ai rangé correctement les sons dans un projet (à venir).

Une autre idée inspirée d’un podcast a fait son apparition. Cette fois mon quotidien ne me m’autorisait pas à la mettre en œuvre tout de suite. Elle doit être exécutée par étapes. Parfait. Une première occasion dans ma vie personnelle m’a permis de l’initier. Même conséquences, ouverture d’un nouveau projet dans mon logiciel de montage et rangement méthodique des premiers éléments sonores. On verra.

Ces premières étapes ne dorment pas. Elles travaillent dans mon cerveau. De temps en temps je les ouvre pour les écouter. Tout cela se fait naturellement. Sans heurt, sans pression.

Hier, j’ai été pris d’une violente envie d’avancer, mais cette fois encore ce n’était possible. Qu’à cela ne tienne, j’ai alors ouvert mon calendrier et j’ai coché une journée. Quel plaisir. Ça s’ordonne. Ça se met en place, tout seul.

Voilà donc ce que j’ai découvert. Il fallait attendre, juste attendre que cela devienne insupportable.

Je ne vous annonce rien, je ne vous promets rien, je ne vous dois rien, mais je sais que ça se construit. L’espoir de cohérence que je nourris pour mon podcast Le Mégaphone prends forme. 2022 verra son retour, je ne sais pas encore quand, mais je sais qu’il sera riche de propositions diverses. Comme je l’ai toujours imaginé.

Pour cela, j’ai relu sa baseline pour vérifier si elle avait encore du sens.

J'aime les gens. Je leur donne la parole du mieux que je peux. Je crois que les belles histoires sont partout. Alors, de temps en temps, je sors pour aller les chercher. Documentaire, reportage, micro-trottoir, témoignage, autofiction, ici tout est bon pour expérimenter avec le son.

On dirait bien que oui…

Je suis Dimitri Régnier, producteur d’émotions. Je fais des podcasts, une newsletter et un blog. Si vous appréciez ce travail, merci de me soutenir. Les contributions, même modestes, sont une réelle motivation.

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